Armé d'un fusil, il met en joue les policiers

08 février 2016

Le drame a été évité de toute justesse dans la soirée du vendredi 5 février, dans le quartier Saint-Jacques, à Perpignan.

 

L'alerte a été donnée vers 19 heures signalant un différend qui était en train de dégénérer entre deux hommes issus de la communauté gitane.

 

Un homme se trouvait sur la place du Puig, armé d'un fusil de chasse, et venait de tirer un coup en direction de la façade d'une maison.

 

Le propriétaire, portant une blessure apparente, mais d'origine inconnue, s'apprête à sortir de chez lui pour riposter avec une arme de poing face à son agresseur, prêt à en découdre, et en possession de 45 cartouches, ainsi que d'une grenade lacrymogène.

 

La situation est sur le point de basculer dans le sang quand un important dispositif de police arrive sur les lieux, dont les agents de la BAC (brigade anti-criminalité) et de la BST (brigade spécialisée de terrain) renforcés par la police municipale.

 

À leur arrivée, le tireur pointe alors son arme sur les policiers de la Bac qui parviennent toutefois à le maîtriser et à le désarmer sans qu'aucun blessé ne soit à déplorer.

 

Une cartouche était encore chargée dans le fusil.

 

L'individu, très défavorablement connu, a été immédiatement interpellé et conduit au commissariat où il a été placé en garde à vue.

 

De même, que son opposant, et victime présumée, qui s'était retranché dans sa maison et qui a finalement été arrêté.

 

Un pistolet a été retrouvé lors des perquisitions effectuées dans son logement.

 

Les auditions ont été prolongées samedi soir pour les deux protagonistes, sans que l'on connaisse encore le motif de leur querelle.

 

Dispute amoureuse ? Dette d'argent ? Altercation au sujet des armes ? Les investigations se poursuivent.

 

"C'était une opération compliquée qui a été menée proprement avec une grande maîtrise, un énorme sang-froid, une très bonne coordination des services et le professionnalisme de la Bac, précise le commissaire Yannick Janas, directeur départemental de la sécurité publique.

 

Ils ont réussi à neutraliser l'individu en douceur et sans tirer alors qu'ils étaient dans une position délicate.

 

On est passé à côté d'un drame d'importance."

 

De son côté les délégués du syndicat UNITÉ SGP POLICE-FO, saluent également le sang-froid de leurs collègues et se réjouissent que "la réflexion soit enfin ouverte sur un assouplissement des textes en vigueur sur la légitime défense", souhaitant que "cette réforme entre rapidement en vigueur".

RégionsÉchos de la région CENTRE