Avoir 15 ans dans les banlieues

Nouvelle fusillade dans la Cité phocéenne. Trois jeunes, deux adolescents âgés de 15 ans et un jeune homme de 24 ans ont été abattus, dimanche matin, dans le hall d’un bâtiment de la cité des Lauriers, connue pour être une plaque tournante du trafic de drogue dans la ville. Le drame a eu lieu dans les quartiers nord de Marseille.

 

En région  parisienne, dix ans après les émeutes qui avaient embrasé les banlieues françaises suite à la mort tragique de deux adolescents, Zyed Benna et Bouna Traoré, à Clichy-sous-Bois, François Hollande s’est rendu mardi dernier à la Courneuve.

 

Accueilli fraîchement, le chef de l'Etat y a rappelé les engagements du gouvernement pris en faveur des quartiers défavorisés. Une batterie de soixante mesures dévoilées par Manuel Valls en mars dernier, afin de faire reculer l'"apartheid" dont souffrent selon lui les quartiers sensibles, que le chef du gouvernement, accompagné de pas moins de dix-sept ministres, a détaillé ce lundi, aux Mureaux dans les Yvelines.  

 

A l’issue d’un comité interministériel consacré à la mixité sociale, le chef du gouvernement a ainsi fait plusieurs annonces : la possibilité pour les préfets de se substituer aux maires qui refusent de construire des logements sociaux dans trente-six communes "récalcitrantes" ; la "généralisation" des caméras dites "piétons" qui équipent les policiers et filment leurs interventions ; et une campagne de "testing" anonyme dans les entreprises publiques pour voir si elles pratiquent une discrimination à l’embauche.  

 

Mais le nouveau plan du gouvernement peut-il enfin régler le problème des quartiers sensibles ?  

 

Au-delà de cette démonstration de force de l’exécutif, comment les banlieues ont-elles évolué en dix ans ? Dans quelle situation se trouvent-elles aujourd’hui ?

 

Retrouvez Yannick Landurain sur la plateau de France 5.