Château le Courbat (37) - Le grand patron en visite

16 octobre 2013

Le directeur général de la police nationale, Claude Baland, a visité vendredi le centre du Courbat, au Liège, un établissement pour policiers en souffrance.

Le grand patron de la police, Claude Baland, était au Liège vendredi.

C'est la première fois qu'un grand patron de la police visite cet établissement…

« C'est une marque de considération pour un établissement qui a un rôle très important pour la police nationale et qui est à la pointe du professionnalisme. 
« Il lui fait honneur et lui est totalement indispensable. Le Courbat est très connu au sein de la police même s'il devrait l'être davantage encore. »

 

 " La hiérarchie doit communiquer "

Que faire pour limiter le mal-être au travail ressenti par certains policiers ?

 

« Au plan national, les policiers peuvent s'appuyer sur 68 psychologues et 200 médecins, dont une vingtaine à temps plein. Il faut aussi un management plus social. Prioriser l'humain. Mais cela demande du temps. C'est très difficile à faire. Et cela ne se règle pas par une simple circulaire. 
« La formation des policiers a énormément progressé. Néanmoins, les gardiens de la paix qui commencent en région parisienne sont à 80 % des provinciaux. Ils arrivent dans un cadre auquel ils ne sont pas habitués.
« Pour mieux les préparer, le ministre de l'Intérieur a demandé à ce que l'on multiplie, dans leur formation, les simulations de situations réelles : contrôles d'identité, palpations… »

 

La pression de la politique du chiffre, condamnée par le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, a-t-elle pu jouer dans les souffrances ressenties par les policiers ?

« Ce que le ministre a voulu dire, c'est que l'on ne peut pas conduire la police en fonction de résultats chiffrés attendus à la fin de l'année, ce qui ne veut pas dire qu'il n'attend pas de résultats. 
« Les policiers sont confrontés à la pression de toute la société, quelles que soient les instructions données par la hiérarchie. C'est aussi pour cela que j'estime que la hiérarchie de la police doit communiquer davantage.
« Aujourd'hui, ce sont les syndicats policiers qui prennent la parole. Ils pallient un vide. Quand les policiers se sentent stigmatisés, la hiérarchie doit communiquer pour atténuer le déséquilibre de la balance médiatique à leur encontre. »

 
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