CRS en congé maladie pour protester contre les missions de protection

07 avril 2015

Les effectifs de plusieurs compagnies de CRS se sont mis en arrêt maladie pour manifester leur grogne contre l'activation renforcée du plan Vigipirate depuis les attentats de Paris en janvier. Les effectifs de trois compagnies de CRS (80 policiers par compagnie) se sont mis collectivement en arrêt maladie afin de manifester leur grogne contre les effets du plan Vigipirate qui les "épuise".

 

Ce n'est pas une première chez ces spécialistes du maintien de l'ordre et c'est un moyen, déjà utilisé dans le passé, de manifester leur mécontentement.

 

Cela a d'abord concerné la CRS de Toulouse vendredi puis, ce mardi, celles de Lyon et Nancy qui devaient venir en renfort pour Vigipirate en région parisienne.

 

Selon Nicolas Comte, responsable d'UNITÉ SGP POLICE-FO, il y a un "ras-le-bol" chez les CRS sur "l'emploi très tendu des effectifs" en raison de Vigipirate.  

 

Ils se disent "épuisés", selon lui, et "inquiets sur les possibilités de tenir à long et moyen terme à ce rythme". "Il faut donner des signaux, ouvrir des négociations", a demandé le syndicaliste, ce qui a été commencé le semaine dernière selon lui.

 

"On a tapé sur les repos et la formation, les CRS n'en peuvent plus", a assuré Nicolas Comte. Les niveaux actuels du plan Vigipirate, "alerte attentats" pour l'Ile-de-France et les Alpes-Maritimes et "vigilance renforcée" pour le reste de la France, ont déjà été prolongés jusqu'au 10 avril et le seront pour plusieurs mois, a précisé une source gouvernementale début mars.

 

Depuis les attentats contre Charlie Hebdo et l'Hyper Cacher, un millier de CRS en moyenne sont mobilisés chaque jour, selon les sources syndicales. 

 

Retrouvez les interventions de Nicolas Comte sur LCI et BFM-TV

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