Déclaration préalable CHSCT 77

12 juin 2015

Pour les représentants de UNITÉ SGP POLICE-FO 77, le CHSCT doit rester l’élément central en matière de santé, de sécurité et de conditions de travail.  

 

Les situations de souffrance professionnelle et personnelle doivent être prises en compte et apaisées. Ce n’est qu’en travaillant sur les questions des conditions de travail, de management, sur les questions d’équilibre entre vie privée et vie professionnelle  que nous pourrons apporter des réponses pérennes et cohérentes.  Au quotidien, nos collègues ont bien souvent du mal à envisager l’utilité et l’efficacité du CHSCT dans l’amélioration de leurs conditions de travail.  

 

Depuis des mois, UNITÉ SGP POLICE-FO 77 constate que dans les services, toutes les unités travaillent à flux tendu. Le plan « Vigipirate attentat » a nécessité d’ailleurs le déploiement de militaires (10.000), les restrictions de congés sont draconiennes pour les services. En investigation, les collègues croulent sur les dossiers,  le burn out les guette !

 

Rappelons que UNITÉ SGP POLICE-FO 77 relaye depuis plusieurs années ces difficultés.

 

Nous avions annoncé les conséquences du démantèlement des effectifs de police amorcé à partir de 2007 sous l’effet de la RGPP  (Réduction Générale des Politiques Publiques)  Défendre et améliorer les conditions de nos collègues : cela doit passer par l’amélioration des cycles de travail : resocialiser les policiers : leur permettre d’avoir un week end sur 2.  

 

UNITÉ SGP POLICE-FO 77 constate tous les jours sur le terrain des patrouilles équipées d’un titulaire et d’un ADS : les ADS ne sont pas une ressource de substitution ! L’administration ne peut se cacher derrière le manque d’effectifs. Non aux patrouilles un ADS et Un titulaire !  En matière de risques psychosociaux, l’administration ne peut plus se contenter d’un travail sur les conséquences de la politique du chiffre et d’un management d’un autre âge.  

 

Il est temps de travailler sur les causes du mal.  UNITÉ SGP POLICE-FO 77 appelle tous les policiers à préserver leur santé et leur sécurité  au travail en agissant au quotidien avec les moyens fournis par l’administration.

 

Nos concitoyens ont droit à un service public digne de ce nom mais les policiers n’ont pas à payer le prix de ce service public par leur dégradation de leur état physique et moral.  

RégionsÉchos de la région VERSAILLES