Donnez-nous les noms !

04 mars 2020

Madame Despentes, ne vous barrez pas : donnez-nous les noms !

 

Choquée par la façon dont Virginie Despentes fustige la police dans sa tribune sur les Césars, la policière et syndicaliste Linda Kebbab lui répond.

 

Dans sa désormais fameuse tribune publiée le 1er mars dans Libération, l'écrivaine Virginie Despentes s'en prend - par incises - aux forces de l'ordre, qu'elle accuse tour à tour d'"exactions" au service des puissants et de violences en banlieue - "Ceux dont on sait qu'ils risquent leur peau au moindre contrôle de police", écrit-elle ainsi à propos de l'équipe des Misérables montée sur scène. Linda Kebbab a souhaité lui répondre. 

 

"Votre tribune, Virginie Despentes, n'est pas courageuse. Vous auriez pu régler vos comptes avec l'académie des Césars après que votre parrainage à la soirée des révélations de janvier a été refusé. Au lieu de quoi, vous vous êtes tue, en connaissance des 12 nominations de Roman Polanski et de son film, pour attendre le tollé général. Malin. Votre dénonciation du 49.3, contre lequel nous, syndicalistes acharnés, sommes désarmés, est presque pertinente. Mais, en vous en prenant aux policiers, prolétaires improductifs, qui font les frais de votre rhétorique professionnelle sans avoir les moyens de répondre, vous vous égarez. Parce qu'ils ne bénéficient pas de votre audience, mais, surtout, parce qu'ils sont une cible facile en cette période de dénigrement de la police.  

 

Retrouvez la suite de cette tribune en pièce jointe.

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