En visite à Clermont-Ferrand

24 novembre 2016

 

Les déclarations marquantes du secrétaire général UNITÉ SGP POLICE FO.

 

Depuis plusieurs semaines, il a entamé un tour de France pour rencontrer "les fonctionnaires de terrain". YVES LEFEBVRE, secrétaire général UNITÉ SGP POLICE FO, était à Clermont-Ferrand, ce mercredi. Il pense que "rien ne va plus dans la police".

 

Les conditions de travail des policiers se sont dégradées au fil des années et aujourd'hui on est arrivé à un point de rupture, à un mal-être extrême. Le régime de travail des policiers font qu'ils n'ont plus de vie sociale et familiale. Ils doivent pouvoir se reposer. Et on doit leur donner plus de moyens. L'objectif ne doit pas être de mettre du bleu partout et tout le temps mais d'avoir des fonctionnaires efficaces.

 

La légitime défense, telle qu'elle est définie actuellement, n'est pas adaptée aux violences toujours croissantes auxquelles les policiers sont confrontés.Nous ne demandons pas un permis de tuer, ni une présomption de légitime défense, mais une adéquation avec les réalités du terrain.

 

Grogne des policiers : Les mouvements spontanés de policiers qui se sont mis en place depuis plusieurs semaines traduisent ce que nous dénonçons depuis longtemps. Je vais chaque jour à leur rencontre et je leur dis qu'ils ont raison, que nous devons travailler les uns avec les autres, que nous ne devons pas nous tromper de combat. Nous devons nous opposer à la politique du chiffre, de la méritocratie et du manque de reconnaissance.

 

Commandement : On a trop segmenté la police nationale. Nous militons pour la création d’une seule entité de commandement. Il faut une direction générale du ministère de l’Intérieur avec des règles d’emploi similaires pour tous.

 

Annonce : Début 2017, nous allons mettre en place des états généraux police-justice auxquels nous voulons associer évidemment les magistrats mais aussi les polices municipales, les agents de l’administration pénitentiaire et pourquoi pas les personnels de la sécurité privée.

 

Hiérarchie : Aujourd’hui, il y a une vraie rupture avec la hiérarchie car les responsables n’appréhendent pas les réalités du métier de gardien de la paix ni le terrain. Il y a un mal-être indéniable chez les policiers mais au sein du corps des commissaires on s’obstine à dire que tout va bien.

Emilie Zaugg

RégionsÉchos de la région SUD-EST