Il faut remettre l’humain au cœur du débat

07 juin 2018

Yves Lefèbvre, secrétaire général du syndicat UNITÉ SGP POLICE-FO, était à Dijon ce mardi pour parler des conditions de travail des gardiens de la paix.

 

Une centaine de personnes, des adhérents du syndicat UNITÉ SGP POLICE-FO et des non-adhérents, des agents de Dijon et d’autres villes alentours, ont participé à une grande réunion avec Yves Lefèbrve, secrétaire général du syndicat, mardi soir au commissariat de Dijon.

 

«La réunion était l’occasion d’avoir un débat de fond, un débat direct avec les collègues» raconte Christophe Fernandez, le secrétaire départemental du syndicat.

 

Régime de travail à vacation forte

 

«Les agents de police de Dijon bénéficient d’un régime de travail à vacation forte, c’est-à-dire qu’ils disposent d’un week-end sur deux de repos, explique Yves Lefèbvre. C’est loin d’être le cas dans tous les commissariats de France. A Dijon, on constate de moins en moins d’arrêt de travail grâce à ce régime, il faut le généraliser.»

 

Des interrogations sur la PSQ

 

Dans son programme, Emmanuel Macron prévoit la mise en place d’une PSQ, une police de sécurité quotidienne. «Les communes qui ont mit en place cette PSQ veulent faire les bons élèves, mais elle est inutile dans sa forme actuelle, atteste Yves Lefèbvre. A Nevers, la PSQ vérifie les poubelles. Ce n’est pas son rôle, elle doit servir à prévenir la radicalisation au niveau local, mettre à mal l’économie souterraine…»...

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