La moitié des CRS bretons en arrêt maladie ce jeudi

22 septembre 2017

En cette journée de mobilisation sociale, les CRS qui n’ont pas le droit de grève, ont déposé des arrêts maladie. Un moyen pour eux de protester contre la fiscalisation de leur indemnité d’éloignement. Selon les syndicats, le mouvement a été bien suivi dans la zone Ouest.

 

Un par un, les CRS se sont rendus chez un médecin pour demander un arrêt de travail pour cette journée de jeudi. Une manière pour ceux, qui n’ont pas le droit de grève, de protester contre la réforme du gouvernement de soumettre leur prime d’éloignement à prélèvements sociaux.

Selon Jean-Noel Thomas, représentant de l’UNITÉ SGP POLICE dans la zone Ouest, les CRS ont obtenu leurs arrêts sans trop de difficultés : «les CRS sont allés aux urgences, chez SOS médecins ou dans un cabinet médical où ils ont expliqué la situation, les médecins sont compréhensifs.»

 

Indemnités d’éloignement

 

Le mouvement n’est pas inédit, mais la mobilisation est forte. Le désaccord avec leur ministère porte sur les indemnités d’éloignement des CRS. Soit 39 euros par jour, une prime non imposable que le gouvernement voudrait désormais soumettre à prélèvements. Or cette prime est un revenu de complément important pour les CRS qui effectuent une grande partie de leur mission en déplacement.

 

«Les CRS travaillent 170 à 200 jours en déplacement, et depuis les attentats, on nous demande toujours plus», explique le syndicaliste qui ajoute «39 euros par jour pour des journées de travail qui font parfois 20 heures, ce n’est pas cher payé.»

 

Dans la zone Ouest, il y a neuf compagnies de CRS, à Rennes, Saint-Brieuc et Nantes notamment, soit 675 personnels. Selon le syndicat UNITÉ SGP POLICE, 342 arrêts maladie ont été déposés au moins dans la journée de ce jeudi. Une rencontre avec le ministère est prévue ce vendredi matin.

 

Par :Céline Guétaz France Bleu Armorique

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