La prévention des risques psychosociaux dans l’orne ou l’art de traiter la souffrance par la sanction

26 janvier 2018

Chacun le sait, la fonction d’OPJ attire de moins en moins les collègues (nombre impressionnant de dossiers à traiter, procédure sans cesse alourdie, responsabilités accrues, astreintes et heures supplémentaires qui s’enchaînent, vie de famille impactée). L’Orne ne fait pas exception à la règle…
Pour la hiérarchie, la résolution d’une affaire n’est plus une priorité. Elle lui préfère l’expression « figer » la statistique.
Dans ce contexte difficile, les OPJ sont en souffrance permanente.

 

À Flers, la réponse mise en place face à ces souffrances : L’ENQUÊTE DISCIPLINAIRE !
Un OPJ est poursuivi pour manquements aux devoirs d’obéissance, de loyauté et négligence, ceci concernant des décisions OPJ qui n’ont eu aucune conséquence négative, au contraire.

 

UNITÉ SGP POLICE s’insurge face à ces attaques injustes :

  • NON, Déléguer la rédaction de TG ne représente pas de manquement au devoir d’obéissance.
  • NON, reporter des actes judiciaires dans le cadre de la stratégie d’enquête, avec l’aval du parquet ne caractérise pas une négligence professionnelle.
  • NON, l’absence de placement en GAV ne constitue pas une négligence surtout quand, in fine, l’enquête a pu être menée.

 

Pour UNITÉ SGP POLICE, ces attaques répétées contre notre collègue OPJ tiennent clairement de la provocation, voire du harcèlement !

  • -Se faire VOCIFÉRER (alors qu’on est surbooké et fatigué avec 3 nuits de rappel dans les jambes) l’ordre d’exécuter un acte pouvant être rempli par n’importe quel collègue…
  • -Se faire poursuivre pour des pseudo négligences antérieures de plusieurs mois, afférentes à des décisions prises lors d’astreintes de nuit, alors que l’OPJ avait alerté des difficultés rencontrées…
  • -Voir sa décision sur la GAV remise en question alors qu’elle reste la prérogative légale de l’OPJ…

 

Les OPJ doivent-ils s’attendre à des poursuites administratives pour leurs décisions passées ?

Alors que notre organisation syndicale n’a de cesse d’alerter que l’une des causes majeures des risques psychosociaux est le management autoritaire et déshumanisé de chefs de service, il semble, que dans l’Orne, certains ne se sentent en aucun cas responsable du mal être dont ils sont responsables pour mieux asseoir leur règne.

 

UNITÉ SGP POLICE sera extrêmement vigilant sur les suites données…

Le bureau local UNITE SGP POLICE de Flers

RégionsÉchos de la région OUEST