La sécurité des fonctionnaires au second plan à la CRS 39

13 avril 2016

Réfléchir c’est désobéir. Ce quolibet peut malheureusement s’appliquer à la hiérarchie de la CRS 39 qui une fois de plus au profit d’une obéissance à toute épreuve a mis en danger la sécurité et de l’intégrité physique de ses fonctionnaires.

 

Samedi 9 avril, la compagnie composée de 3 sections est déployée afin de garantir la paix publique du centre de Marseille pour la manifestation de revendication contre la loi du travail.

 

Le Commandant ayant reçu pour instruction de scinder les sections en groupes a dispersé ses effectifs sans tenir compte des risques encourus.

 

Les manifestants n’en demandaient pas autant.

 

Quel responsable digne de ce nom ferait courir de tels risques à ses personnels ?

 

Abandonné au milieu de 2000 manifestants hostiles, un groupe de la CRS 39 isolé par un dispositif inique du chacun pour soi n’a pu compter que sur son courage car malgré les multiples demandes de renforts, aucune réponse du responsable de l’Unité.

 

Un problème de radio ou une incompétence notoire ?

 

Par chance nous ne déplorons qu’un seul blessé.

 

Faut-il des blessés pour qu’un chef de service réagisse et prenne ses responsabilités sur la mise en œuvre des moyens.

 

Alors permettez-nous Monsieur le Commandant de nous interroger ?

 

Attendez-vous l’ordre ou l’autorisation pour mettre en œuvre les techniques de maintien de l’ordre qui sont de votre ressort ?

 

UNITÉ SGP POLICE ne peut accepter un tel mépris des fonctionnaires.

 

Alors, si vous n’êtes pas en capacité de protéger vos effectifs et de prendre vos responsabilités sur des missions de maintien de l’ordre, les personnels demanderont à rentrer à résidence.

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