Le CSP de Deuil-la-barre (95) pourrait déménager à la Poste.

17 mars 2015

La ville de Deuil se soucie des conditions de travail des fonctionnaires de la police nationale installés rue du Château. Une soixantaine d’agents du commissariat travaillent “provisoirement” depuis treize ans dans un pavillon, dont l’état se dégrade et menace la sécurité de ses occupants.

 

«La mairie étudie en ce moment la possibilité de reloger les agents sur un autre site», se félicite Jean- Philippe Gaymay, du syndicat Unité-SGP-FO, qui ne cesse d’alerter sur les conditions de travail dans le poste de police en état de vétusté avancée. «Nous ne pouvons plus laisser traîner ce dossier et nous cherchons une solution, reconnaît de son côté, Muriel Scolan, maire UDI. Nous avons une piste de réinstallation permettant un financement moins coûteux», annonce l’élue, alors qu’un projet de reconstruction existe, mais dont le financement peine à se boucler. Après avoir procédé récemment à la rénovation d’un bureau du bâtiment dont elle est propriétaire, la commune s’est lancée à la recherche d’un espace pouvant recevoir la police.

 

«Nous avons plusieurs sites susceptibles d’accueillir rapidement le commissariat sur la commune de Deuil», confirme Slimane Tir, adjoint chargé de la sécurité. Nous avons repéré le bâtiment de la CPAM, qui est occupé par six agents sur 1 000 m2, mais c’est surtout celui de la poste qui pourrait être transformé en commissariat», espère l’élu qui s’active autour de ce dossier. La Poste souhaite vendre son bâtiment à la ville pour en devenir simple locataire. «Depuis le départ du service de tri pour Groslay, l’immeuble est partiellement inoccupé.

 

Il dispose d’un très grand parking idéal pour recevoir les véhicules de la police», détaille Slimane Tir. Un déménagement pourrait se faire à la fin de l’année sur ce site. Le financement Reste à régler la question du financement de cette acquisition foncière et de la transformation du bâtiment en poste de police.

 

La commune de Deuil est allée solliciter ses voisines Groslay et Montmagny, couverte par le commissariat de circonscription. Seul le maire de Montmagny a pour le moment accepté que sa commune mette la main à la poche, alors que c’est sur cette ville que l’essentiel des interventions des policiers est effectué. «Il nous faut maintenant convaincre Joël Boutier, le maire de Groslay», espère Slimane Tir. Cette commune est en partie couverte par les commissariats de Deuil et de Sarcelles. Mais la direction départementale de la police a déjà fait savoir que les effectifs de Sarcelles n’interviendraient plus sur Groslay.

 

Les policiers de Deuil attendent beaucoup de l’État depuis l’arrivée du Vaucluse du préfet Yannick Blanc, directeur de 2005 à 2008 de la police générale à la préfecture de police de Paris, avant de passer directeur de 2010 à 2012, du cabinet de Jean-Paul Huchon, président de la Région Île-de-France, engagée depuis 2011 dans le financement d’un nouveau commissariat.

RégionsÉchos de la région VERSAILLES