Le lycée Guéhenno donne des visières de protection aux policiers

15 avril 2020

Depuis plusieurs jours, des enseignants du lycée Guéhenno, à Flers, se sont mis à la fabrication de visières de protection grâce à des imprimantes 3D. Des dons ont été faits au commissariat de Flers et au personnel de l'hôpital, entre autres.

 

Ils ne sont pas les seuls à le faire. Mais, depuis plusieurs jours, des enseignants du lycée Guéhenno de Flers ont ressorti les imprimantes 3D pour confectionner des visières de protection. Tout est parti d'un article de presse : « J'ai vu passer une information comme quoi le collège Balzac d'Alençon s'était lancé dans cette fabrication. Et comme nous avons des imprimantes 3D dans notre établissement, je me suis dit que c'était une bonne idée », rapporte Anne-Cécile Kaemmerlen, proviseure adjointe du lycée Guéhenno de Flers.

 

Deux enseignants de BTS Industrie ont commencé la production. Puis, petit à petit, l'idée de créer une sorte de réseau avec les autres établissements du secteur germe : « On a lancé un appel pour sortir toutes les imprimantes 3D des établissements pour que les enseignants puissent fabriquer des visières de chez eux », détaille Anne-Cécile Kaemmerlen. Les productions sont ensuite centralisées, avant d'être distribuées.

 

Des dons qui se multiplient, 80 visières ont été distribuées au personnel de l'hôpital de Flers, mais aussi à des cabinets d'infirmiers. « Les dons vont continuer », avance Anne-Cécile Kaemmerlen.

 

Une vingtaine de visières ont été données au commissariat de Flers, via Michaël Métairie, secrétaire départemental Unité SGP-Police. « On salue ce geste citoyen, souligne-t-il. Ces visières serviront essentiellement aux fonctionnaires qui sont en contact direct avec des personnes susceptibles de projections salivaires, des gens récalcitrants. » Récemment, six militaires de la base aérienne d'Orléans sont venus désinfecter le commissariat, trois semaines après qu'un cas de Covid-19 a été avéré dans ses murs. Deux véhicules de police, souillés de crachats par des individus, avaient aussi fait l'objet de désinfection. Mais Michaël Métairie regrette que cette désinfection ait eu lieu trois semaines après les faits : « Je ne comprends pas. »

 

Les commissariats d'Argentan et d'Alençon doivent aussi bénéficier de ces dons de visières dans les prochains jours.

RégionsÉchos de la région OUEST