Le rapport choc qui décrypte le mal-être des forces de l'ordre

03 juillet 2018

Au terme de six mois d’enquête, une commission sénatoriale dévoile «l’état de la sécurité intérieure».

 

En première ligne face au terrorisme, à la vague migratoire et à une violence exacerbée, policiers et gendarmes seraient au bord de l’implosion.

 

C’est l’édifiant constat que dresse un rapport «choc» d’une commission d’enquête sénatoriale sur «l’état de la sécurité intérieure» et que dévoile Le Figaro.

 

Au terme de six mois d’immersion sur le terrain et d’une quarantaine d’auditions, les parlementaires ont acquis cette conviction : «Si les termes employés peuvent varier (“malaise”, “mal-être”, “perte de sens”, “démotivation” et “découragement”), les forces de sécurité intérieure traversent incontestablement une véritable crise, qui met en péril le bon fonctionnement du service public.»

 

«Il y a un grand danger pour la République de donner l’impression que l’on néglige sa sécurité intérieure, renchérit le sénateur (PS) Michel Boutant, président de la commission d’enquête. Même s’il y a toujours cette passion du métier qui est de défendre la veuve et l’orphelin, nous assistons à un épuisement moral, en particulier dans la police, qui présente un esprit de corps moins soudé que les gendarmes, protégés par leur statut militaire.»

 

Pour provoquer un «électrochoc», le rapport formule 32 propositions qui sont autant de remèdes à des maux que les parlementaires dissèquent en détail.

 

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