Les gardiens de la paix veulent sauvegarder leur vie de famille

25 janvier 2017

«Nos collègues sont à bout» affirme Christophe Alex, d’UNITÉ SGP POLICE basé à Valence.

 

«Les équipes qui composent le service Police secours ne sont certes pas la vitrine, mais elles forment la colonne vertébrale des commissariats. Les gardiens de la paix sont la première ligne de notre profession. Ils se répartissent en brigade de jour et brigade de nuit.»

 

Depuis 1996, leur roulement de travail se fait en deux aprèsmidi, deux matinées, suivies de deux jours de repos.

 

Pour ceux de nuit : quatre nuits et deux repos. Avec seulement un weekend sur six en repos pour tous.

 

«En 2014, la Cour européenne a sommé la France de respecter les 11h08 de repos obligatoire entre deux prises de service. Notre syndicat a alors évoqué avec le ministre, Bernard Cazeneuve à l’époque, un changement d’horaires. Nous avons proposé de travailler 1h 30 de plus par jour.»

 

Ce qui permettrait à ces fonctionnaires d’avoir un weekend sur deux et un mercredi sur deux.

 

«Il est de plus en plus compliqué d’avoir une vie de famille et une vie sociale. De plus, avec l’état d’urgence, on n’a pas autant de facilité pour poser nos congés… Une centaine de policiers sont ainsi concernés sur la Drôme et 90 % sont favorables à ce nouveau fonctionnement.»

 

La décision est entre les mains de la direction départementale de la sécurité publique «qui doit soumettre une proposition en comité technique, en présence du préfet, afin qu’elle soit votée. Mais on nous rétorque que nous n’avons pas les effectifs suffisants.»

 

S’il accepte l’argument pour Montélimar, «pour Valence et Romans, il n’y a pas de problème. Ce nouveau roulement, comme on dit chez nous, devient une “nécessité de service”.»

 

Clarisse ABATTU

RégionsÉchos de la région SUD-EST