Les policiers sont à bout

12 février 2019

Dans  un  communiqué,  le  syndicat

UNITÉ SGP POLICE-FO (majoritaire) dénonce une « exaspération à son comble » dans les rangs des policiers, « un manque d’équipements adéquats et des conditions de travail qui se dégradent ».

 

« Aujourd’hui, l’exaspération des policiers est à son comble, les policiers sont à bout » , indique dans un communiqué le secrétaire départemental du Morbihan d’UNITÉ SGP POLICE-FO, Dominique Le Dourner.

 

« Les événements de ce week-end avec un nouvel acte des gilets jaunes ont fait grandir l’exaspération dans les rangs des forces de police. Dans le Morbihan, comme partout sur le territoire national, une fois de plus les forces de police ont été la cible de ce mouvement de contestations bien loin des revendications initialement basées sur le pouvoir d’achat. La bunkerisation de l’hôtel de police de Lorient ce week-end est un aveu de faiblesse de notre administration, avec pour seul rempart, des policiers dépourvus d’équipements et de formation adaptés au maintien de l’ordre. » 

 

Le syndicat, majoritaire dans le département et au niveau national, dit ne pouvoir « accepter plus longtemps que les policiers continuent d’être la cible de ces casseurs, participant à ce mouvement dans le seul but de semer le trouble et d’en découdre avec les forces de l’ordre. »

 

« La fatigue se fait ressentir »

 

UNITÉ SGP POLICE-FO condamne « le manque d’équipements adéquats promis aux policiers depuis le mois de décembre et les conditions de travail qui se dégradent de jour en jour. »

 

« De plus, avec la réduction des repos et les rappels réguliers, la fatigue se fait ressentir dans les rangs des forces de l’ordre. Insultés, molestés, violentés, les policiers sont à bout » .

 

« L’absence de véritable réponse judiciaire »

 

Ce communiqué réagit aux comparutions immédiates qui se déroulaient ce lundi après-midi devant le tribunal de Lorient. Sept manifestants comparaissaient. Le tribunal a prononcé une relaxe, cinq peines de prison avec sursis et une de six mois ferme. « L’absence de véritable réponse judiciaire à l’encontre de ces casseurs n’est qu’une incitation à la haine et la violence à l’encontre des forces de sécurité. »

 

Une demande de renforts

 

Le syndicat réitère sa demande de renforts d’effectifs afin de suppléer les effectifs présents et d’assurer la continuité du service.

RégionsÉchos de la région OUEST