Mais qu’attend-on pour réagir ?

09 avril 2019

« 23ème et certainement 24ème suicide, mais qu’attend-on pour réagir ? », déclare Yves LEFEBVRE, Secrétaire Général.

 

Le dimanche 7 avril 2019, nous déplorions le décès de deux nouveaux camarades qui faisaient le choix de nous quitter.

 

Le 2 avril dernier, jour du 21ème suicide de l’un de nos collègues, UNITÉ SGP POLICE-FO alertait le Ministre de l’Intérieur sur cette recrudescence de passage à l’acte et lui demandait de réunir dans l’urgence l’ensemble des partenaires sociaux pour mettre enfin en place un véritable plan de lutte contre les suicides.

 

Il y en a marre d’entendre que ces passages à l’acte ne sont liés qu’à des problèmes personnels, c’est intolérable. Pourquoi la police serait elle l’une des seules à connaitre des problèmes personnels ?

 

Après 2009, après 2015, un troisième plan de mobilisation a vu le jour mais, de plan en réunions, de réunions en bonnes intentions, nous en sommes toujours au même point et deux autres de nos collègues viennent de nous quitter.

 

UNITÉ SGP POLICE-FO ne peut plus le tolérer et appelle les responsables des autres organisations syndicales représentatives, sans clivage syndical ni de corps, à une réunion de travail commune qui devra aboutir sur des projets concrets.

 

UNITÉ SGP POLICE-FO est convaincu de l’intérêt de chacun et de la volonté de faire cesser cette spirale dramatique. Seule l’unité obligera l’administration à enfin réagir, à se mettre en face de ses responsabilités et à rechercher les véritables causes de ces drames.

 

Se contenter de multiples réunions qui n’améliorent nullement la situation des agents et ou la réelle problématique n’est jamais prise en compte faute de volonté ou par manque de courage serait dangereux.

PublicationCommuniqués de presse