Plus de 100 soutiens devant la préfecture

08 novembre 2016

À midi mercredi, une centaine de personnes s'est réunie devant la préfecture du Puy pour soutenir les policiers blessés dans une attaque et ceux descendus dans la rue pour faire entendre leur mécontentement.

 

Les policiers du Puy ne sont pas restés de glace face à l'attaque au cocktail molotov dont ont été victimes leurs collègues de Viry-Chatillon (dans l'Essonne), et à la montée du mouvement de protestation de leurs homologues parisiens.

 

« Dans la même barque »

 

À midi mercredi, ils sont une cinquantaine (soit la moitié des effectifs globaux) à avoir affiché leur soutien, sans banderoles ni tenues, « pour éviter la récupération par les syndicats, explique un fonctionnaire du commissariat muni d'un brassard orange autour du bras. Ce mouvement est né des policiers et doit le rester », poursuit-il. Devant les grilles de la préfecture du Puy, comme un peu partout en France, les esprits se sont échauffés mercredi. Entourés par leurs amis et leurs proches, les policiers ponots dénoncent le manque de moyens, le manque de personnels sur le terrain, des recrutements« faits dans l'urgence», « une police au rabais » et la politique du chiffre. Mais ce qui cristallise les tensions, c'est aussi et surtout ce sentiment d'insécurité et d'impunité que connaissent trop bien les policiers, même ceux du Puy. « Les risques sont moins grands ici bien sûr. Nous n'avons pas affaire à la délinquance lyonnaise, mais nous ne sommes pas pour autant à l'abri du danger », précise Lionel Coniasse, un policier.

Lui et les autres ont été rejoints par les policiers municipaux, des gardiens de la paix, des agents de la pénitentiaire, des gendarmes, leurs épouses et leurs amis, et même par des pompiers des centres de secours de la Haute-Loire. Au total, plus d'une centaine de personnes étaient présentes. Et toutes se disent « dans la même barque ». « On est régulièrement confrontés aux mêmes problèmes que ceux rencontrés par les policiers avec qui nous travaillons au quotidien, d'où l'importance d'être à leurs côtés aujourd'hui, soupire un soldat du feu. On essuie des insultes et les gens nous prennent parfois à partie alors qu'on vient leur porter secours. Et ces comportements restent trop souvent impunis », proteste-t-il.

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