Quand considération rime avec dérision à la DZ Nord

24 mai 2016

Alors que la CRS 39 se présente le jeudi 19 mai à Boulogne-sur-mer pour assurer sa mission calaisienne et prendre en compte son hébergement sur 4 hôtels différents, les collègues prévus à l'hôtel 1ere classe constatent l'exiguïté des chambres et le manque de rangement ayant justifié le refus de cantonnement de la CRS 58 quinze jours plus tôt.

 

Ils décident donc unanimement et légitimement de les refuser également.

 

La DZ nord s'oppose à ce refus et intime aux 19 collègues concernés de prendre cet hébergement.

 

Les murs n'ayant pas été "poussés" entre-temps, nous restons sur notre position.

 

Pas de solution de relogement selon la DZ, les collègues passent une première nuit dans les véhicules.

 

Le lendemain, nous apprenons que la DC n'a donné aucune instruction quant à un éventuel hébergement et que l'unique solution réside dans le 1ere classe pour éviter non seulement une nouvelle nuit dans les véhicules mais aussi certainement durant le week-end.

 

Le refus est maintenu.

 

Il aura fallu attendre 17h30 suite aux multiples relances de notre instance syndicale régionale et nationale pour qu'enfin une proposition soit faite par l'administration : l'hôtel Kyriad à Douai, 1h20 de trajet et malgré tout une deuxième nuit dans les véhicules.

 

3 collègues consulteront le lendemain dont 2 en arrêt maladie.

 

Et qu'en est-il des simples règles d'hygiène et de dignité humaine si promptement mises en avant pour d'autres ?

 

Ayant pris attache auprès de cet hôtel, 17 chambres doubles étaient disponibles le soir même.

 

Un tel forcing de notre administration était-il vraiment nécessaire alors qu'une décision aurait pu être prise bien auparavant ?

 

Je m'interroge donc sur l'intérêt de proposer un hébergement qui a déjà fait l'objet d'un refus avec un motif qui ne peut être corrigé.

 

Nous connaissons tous la problématique des hôtels 1ere classe, qui sont continuellement proposés, mais il est aujourd'hui nécessaire pour ne pas dire primordial d'effectuer des choix logistiques qui prennent en compte la difficulté des services, la fatigue cumulée et amplifiée par des délais de route toujours croissant, une fatigue physique et morale qui imposent forcément un véritable repos dans de dignes conditions.

 

Force est de constater que les actes ne suivent pas les paroles de nos dirigeants et que le professionnalisme pour ne pas dire le dévouement des fonctionnaires ne sont pas compensés à leur juste valeur.

 

Aujourd'hui 19 collègues de la CRS 39, qui bien sûr ont assuré le service comme tout le monde, verront leur interservices réduit à son strict minimum et sur certaines bascules ne pas être respecté.

 

Nous le savions dès lors que nous refuserions cet hébergement.

 

Pour autant une solution n'aurait-elle réellement pas pu être trouvée avant notre arrivée ?

 

Est-ce la "base" qui doit subir les erreurs de gestion, les incohérences, je n'oserais parler d'incompétence de nos gestionnaires.

 

Alors oui, j'aimerais dénoncer un réel manque de considération envers les fonctionnaires de police qui s'interrogent sur leur engagement quand on les remercie à cette hauteur ?

 

Depuis de nombreux mois maintenant, ils répondent sans faillir aux exigences de notre métier et si la reconnaissance et le respect de ceux-ci devaient être quantifiés, sans nul doute serions-nous proche du ridicule !

 

Eh oui, je crois que cela s'appelle un coup de gueule.

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