Quinquagénaire abattu par la police : Autopsie d’un drame

18 novembre 2016

Daniel Chomette, secrétaire général adjoint d’UNITÉ SGP POLICE, répond à nos questions.

 

Confrontée à une délinquance de plus en plus violente, la police française est-elle également de plus en plus violente ?

 

«Les faits montrent le contraire. Ce n’est pas du tout ce qui se passe. Depuis de nombreuses années, le système de fonctionnement de la police veut qu’il existe une pression énorme exercée sur les fonctionnaires dans le domaine de l’usage des armes.

 

Dans des cas souvent extrêmes, les gardiens de la paix s’interdisent de sortir leur pistolet.

 

Le cas le plus frappant et le plus révélateur est celui de Viry Châtillon : alors que nos collègues se trouvaient dans leur véhicule en train de brûler, aucun d’entre eux n’a fait usage de son arme alors même que les agresseurs les empêchaient de sortir à l’air libre !

 

Dans ce cas précis, ils se trouvaient pourtant dans un cas de légitime défense caractérisée.

 

Les situations dans lesquelles les policiers se trouvent en danger direct sans qu’ils n’utilisent leur arme sont quotidiennes, mais, bien sûr, on en parle moins…»

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