Suicides dans la Police, mais qu’attend l’administration ?

13 novembre 2017


Alors que ce matin, nous venons d’atteindre le bien triste chiffre de 44 suicides dans la police nationale depuis le début de l’année 2017, qu’attend l’administration pour réagir ?

 

Les facteurs de risques sont pourtant connus :

• Management déplorable, infantilisant et d’un autre âge

• Manque de reconnaissance du travail des policiers
• Conditions de travail exécrables

• Cycles de travail facteurs d’usure professionnelle, familiale et de désocialisation

• Poursuite de la politique du chiffre

• Services d’investigation englués

• Enquêtes dépaysées non effectuées pendant des années

 

Tous ces éléments sont des facteurs générant de la souffrance au travail et engendrant des risques psycho-sociaux, que l’administration se doit d’améliorer et contre lesquels nous devons lutter pour éviter leur accumulation et minimiser cet élément déclencheur qu’ils peuvent représenter pour les plus fragiles d’entre nous.

 

Alors, Messieurs, il ne s’agit plus de perdre notre temps à faire des enquêtes pour savoir si un suicide est imputable ou pas au service.

 

Oui, de mauvaises conditions de travail, la désocialisation du policier et un manque de considération dans son travail peuvent conduire à des difficultés personnelles et familiales,

 

Alors, combien faudra-t-il encore que de collègues choisissent de se donner la mort pour que le plan contre les risques psycho-sociaux, lancé en 2015 par Bernard CAZENEUVE, soit enfin mis en œuvre.

 

UNITÉ SGP POLICE saisit le Ministre de l’Intérieur et demande une réunion d’urgence sur ce seul sujet.
 

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