Toulouse (31), sous le choc d'un nouveau meurtre

09 septembre 2014

Les dernières affaires criminelles et autres violences faites aux personnes nourrissent l'inquiétude des pouvoirs publics. Le centre-ville de Toulouse pourrait être classé en zone de sécurité prioritaire.

 

Mais pour agir vite, il faut des moyens qui se font attendre du côté des forces de l'ordre en première ligne pour constater « une violence exponentielle et un climat qui se dégrade, un ensemble de faits quotidiens nous montre une montée en puissance de l'insécurité dans le centre-ville, c'est très inquiétant », confie Didier Martinez, secrétaire régional UNITÉ SGP POLICE FO.

 

Le fonctionnaire note «une aggravation de la situation qui remonte à l'affaire Merah en 2012». Toulouse se heurte aujourd'hui à une réalité que les syndicats de police dénoncent depuis longtemps.

 

«Quand un enquêteur gère 300 dossiers d'enquête comme c'est le cas au Nord, le commissariat des Izards ou au Mirail, comment font-ils pour être efficaces ? C'est impossible», résume Didier Martinez, secrétaire régional UNITÉ SGP POLICE FO.

 

Unanimes sur les problèmes, les deux syndicats majoritaires chez les gardiens (UNITÉ SGP POLICE FO et Alliance) réclament des renforts. Et quand le maire veut une ZSP en centre-ville, ils sourient. «On a créé les zones de sécurité prioritaire du Mirail et du nord sans un seul moyen supplémentaire. Changer de méthodologie, ça occupe mais côté résultat, sans plus de monde sur le terrain, c'est zéro», estime un policier. Cette année, Toulouse n'était pas ouvert aux mutations. Une dizaine d'hommes sont arrivés. Rien comparé aux départs à la retraite.

 

Retrouvez Didier Martinez sur France 3.

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