Un été qui manque de "bleu"

05 août 2015

Les habitants des hauteurs de Saint Martin Le Vinoux, route de Clémencières, route de Narbonne, du chemin du Canet ou du village ont été victime en ce début d'été d'un nombre inhabituel de cambriolages.

 

Yannick Biancheri (UNITÉ SGP POLICE-FO) déclare au Dauphiné Libéré : 
 
«À Grenoble, la police fonctionne avec un effectif de référence. À l’heure actuelle, cet effectif théorique est de 455 policiers (hors officiers et commissaires), mais une fois que les départs et les arrivées de l’été auront été faits, il nous manquera encore 13 postes par rapport à cet effectif de référence.

 

Résultat, on est obligé de ne traiter que les urgences. Et encore, au sein de l’urgent on priorise encore ce qui est le plus urgent. Il arrive qu’on ne puisse pas traiter certains appels 17 du fait du manque d’effectifs. On n’a plus assez de monde pour faire du préventif et les délinquants s’adaptent. Moins ils voient de “bleu” dans la rue, plus ils prennent leurs aises.

 

On a regardé l’évolution des effectifs. Il y a 25 ans, l’effectif de référence était de 569. On a perdu quasiment 20 %, notamment du fait de la révision générale des politiques publiques, quand la population sur Grenoble a augmenté de 5 %…»   

Yannick Biancheri regrette aussi que cet effectif de référence ne tienne pas compte des “spécificités locales”. « C’est une évidence de remarquer qu’on n’a pas la même criminalité à Grenoble qu’à Nîmes ou Dijon !

 

Nous avons alerté le préfet Bonnetain, qui avait fait beaucoup pour les moyens de la police quand il était à Marseille, en lui faisant remarquer qu’on ne passera pas avec les effectifs actuels, sachant aussi qu’on va avoir de nouveaux cycles horaires en octobre. »

 

Retrouvez les 2 lu-pour-vous du Dauphiné-Libéré dans le PDF joint

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