UNITÉ SGP POLICE dénonce la "subjectivité" de la décision judiciaire

15 mars 2017

Environ 300 policiers manifestent devant le palais de justice de Paris à l’appel du syndicat UNITÉ SGP POLICE, mercredi 15 mars 2017.

 

Ils protestaient contre la condamnation en appel, vendredi 10 mars 2017, d’un policier pour tir mortel sur un fugitif à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis) (lire sur AEF).

 

Yves Lefebvre, secrétaire général d’UNITÉ SGP POLICE, affirme qu’il ne s’agit "pas d’une manifestation contre la justice, mais contre la subjectivité de la justice".

 

Il dénonce "un procès sur fond d’ultramédiatisation liée aux affaires Théo et Adama Traoré". Le secrétaire général indique également qu’UNITÉ SGP POLICE interpellera les candidats à l’élection présidentielle via un livre blanc sur la condition des policiers et une manifestation entre les deux tours.

 

"Il est inacceptable que le procès de Damien ait été fait sous le sceau des affaires Théo et Adama Traoré", dénonce Yves Lefebvre, secrétaire général d’UNITÉ SGP POLICE, lors d’un rassemblement à l’appel du syndicat à Paris, mercredi 15 mars 2017.

 

Il déplore que le policier Damien Saboundjian "ait été condamné sur fond de situation conjoncturelle" et dénonce "une subjectivité d’appréciation" de la part de la justice. "Je manifeste contre une décision, et contre un manque d’objectivité de certains magistrats", poursuit-il.

 

Le syndicat propose "la création d’un pôle de magistrats dédiés à l’usage des armes à feu par la police" dans les juridictions, et "l’obligation de prendre en considération l’appréhension du danger en amont de l’ouverture de feu".

 

Il affirme que le fonctionnaire condamné "a été menacé d’un jet de grenade", "menace qui n’a été prise en compte par les magistrats".

 

"La menace de la grenade aurait pu être prise en compte dans le geste de défense", estime Grégory Joron, secrétaire national CRS, également présent au rassemblement.

 

DE NOUVELLES RÈGLES DE LÉGITIME DÉFENSE

 

Yves Lefebvre estime que la loi de sécurité publique, promulguée il y a deux semaines et élargissant les règles d’usage des armes (lire sur AEF), contient "des avancées intéressantes" mais "insuffisantes".

 

Il regrette que "la loi ait été réalisée à la va-vite, dans la réaction plutôt que dans l’action".

 

Grégory Joron, secrétaire national CRS, s’interroge pour sa part sur la question de la formation.

 

"Maintenant, il va falloir mettre l’accent sur la formation continue pour que les mesures de la loi soient vraiment appliquées."

 

Le syndicat UNITÉ SGP POLICE indique qu’il va "adresser un livre blanc sur la condition des policiers à tous les candidats à l’élection présidentielle", sauf à Jean-Luc Mélenchon, qui est, selon Yves Lefèbvre, "dans un déni de reconnaissance du travail des policiers".

 

Le syndicat prévoit déjà une manifestation entre les deux tours de l’élection présidentielle, afin de demander "la protection et la reconnaissance du travail des policiers et des textes en matière de légitime défense", indique son secrétaire général.

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