Violences des gens du voyage à Moirans

La nuit a été calme à Moirans (Isère), après les émeutes de la veille, mais la situation demeure «très sensible» car la communauté des gens du voyages reste mobilisée, a-t-on appris mercredi sur place.

 

«Etant donné le discours de fermeté des ministres, les forces de l’ordre se préparent à toute éventualité» et sont «toujours positionnées» dans cette petite ville de 8.000 habitants située non loin de Grenoble, a déclaré à l’AFP Franck Longo, directeur de cabinet du maire.  

 

Sur place, la situation était relativement calme mercredi matin. Quelques membres de la communauté des gens du voyage étaient installés autour d’un feu.  La route qui longe le camp des gens du voyage demeurait barrée par deux escadrons de gendarmerie positionnés d’un bout à l’autre, au cas où les violences reprendraient, a constaté une journaliste de l’AFP.  

 

«On a levé le dispositif (à 03H00 du matin) et depuis c’est calme. Il n’y a pas eu d’échauffourées depuis, même si cela reste très sensible tant que la décision du juge n’est pas tombée», a indiqué mercredi à l’AFP un responsable du Codis (centre opérationnel d’incendie et de secours).  

 

«La nuit a été calme», a confirmé M. Longo. «On est maintenant dans l’attente de la décision du juge», qui doit se prononcer sur la nouvelle demande de permission d’un détenu, dont la libération était réclamée par les siens pour pouvoir assister à l’enterrement de son frère.  Les obsèques, initialement prévues ce mercredi, ont été repoussée à jeudi à la demande de la famille.  

 

Interrogés dans la nuit par l’AFP, plusieurs membres de la communauté des gens du voyages avaient menacé de reprendre leurs violences si le jeune prisonnier ne bénéficiait pas d’une permission de sortie.  

 

La mairie a appelé les propriétaires des 50 véhicules garés sur le parking sauvage situé à côté du camp des gens du voyage, à venir chercher leurs véhicules avant 09H00 ce matin, «au cas où il y aurait de nouvelles violences».  

 

Dans le domaine des transports, la RD 1085, bloquée par les manifestants, a été rouverte à la circulation mardi dès 22H30, a indiqué la préfecture.  

 

Compte tenu «du caractère limité des dégâts», le trafic ferrovaire a repris pour sa part mercredi à 04H45, avec un rétablissement complet des liaisons à 05H30.

 

La vitesse des trains reste toutefois limitée à 30 kilomètres/heure sur l’une des voies.